Harry Goldfarb est un junkie. Il passe ses journées en compagnie de sa petite amie Marion et son copain Tyrone. Ensemble, ils s'inventent un paradis artificiel. En quête d'une vie meilleure, le trio est entraîné dans une spirale infernale qui les enfonce toujours un peu plus dans l'angoisse et le désespoir. La mère d'Harry, Sara, souffre d'une autre forme d'addiction, la télévision. Juive, fantasque et veuve depuis des années, elle vit seule à Coney Island et nourrit dans le secret l'espoir de participer un jour à son émission préférée. Afin de satisfaire aux canons esthétiques de la télévision, elle s'astreint à un régime draconien. Un jour, elle le sait, elle passera de l'autre côté de l'écran.
Ma Critique:
Ma note: (16/20)
Introduction:
Requiem for a dream pourrait passé pour une pub anti-drogue géante à première vu, mais en y regardant de plus prés, le film est bien plus fort et profond grace à de nombreux atouts comme sa réalisation géniale et ses acteurs plus que convaincants.
L'histoire n'est pas seulement accès sur des junkies qui cherchent de la drogue à consommer et à revendre, le film parle des différentes formes d'addiction: les plus connus comme la drogue ou le sexe mais également certaines plus négligées comme l'addiction à la télévision, la recherche de la gloire, la nourriture.
Tous les personnages du film ont un destin tragique mais pour moi cette fin n'est pas juste pour nous déclarer que la drogue « c'est pas bien, c'est vilain » comme on peut le voir dans d'autres films mais plutôt sur le fait qu'il ne faut pas courir après un idéal qui n'existe pas, ici la drogue et ce contenter de ce que l'on possède et ne pas chercher a en avoir toujours plus: ce message n'est pas pour moi pessimiste dans le contexte du film mais plutôt une critique de la consommation, des drogues bien-sur mais sur la consommation en général, ce film ne serrai donc pas selon moi un cas particuliers sur ses personnages mais la société actuelle en général et c'est en le voyant sous cet angle que le film devient pratiquement parfait.
Avec un sujet aussi profond et dur la réalisation doit suivre et dans ce film c'est le cas même si la photographie, ainsi que certains effets spéciaux ont un peu vieillit pour un film aussi ressent : seulement 8 ans. A part ce détail, le film est vraiment très bien réussi. La scène de l'oeil qui est récurente dans le film est choc et l'effet est intacte à chaque fois. J'aime beaucoup les effets du film comme les scènes où les personnages s'avancent sans bouger les pieds pour que le spectateur se concentre uniquement que le visages de l'acteur. Les scènes de visions de la mère sont pour moi les mieux réalisées car on a vraiment l'impression d'être dans un cauchemar affreux.
Pour compléter le tableau les acteurs sont tous géniaux donc je ne vais pas en écrire 15 lignes puisque pour moi tout est bon dans leurs jeux. Jared Leto, Jennifer Connelly et Marlon Wayans sont très talentueux mais c'est Ellen Burstyn dans le rôle de la mère qui m'a le plus impressionné cela vient certainement du fait que c'est son personnage qui évolue le plus dans le film. Elle semble presque possédée par le rôle, elle est tout simplement effrayante de réalisme et son regard dans la dernière scène est énorme elle exprime tant de chose: c'est pour moi la prise de conscience de tout ce qui lui est arrivé après avoir vécu pendant tant de temps de son monde.
En conclusion , Requiem for a dream est une vrai réussite à tout les points de vue. Un film à voir impérativement avec différents niveaux de lecture. A ne surtout pas voir trop jeune car la fin du film est plus particulièrement choquante.
